Harmoniser les systèmes universitaires
Lancé en 1999, le "processus de Bologne" vise à rendre les études universitaires en Europe plus compatibles et plus comparables. Le but est de créer les conditions pour plus de mobilité étudiante (via notamment l'équivalence des diplômes) et de mettre en commun les forces européennes afin d'attirer les meilleurs chercheurs du monde. Tout cela avant 2010.
Différentes mesures ont déjà été adoptées dans le cadre du processus de Bologne. Parmi celles-ci, la structure en deux cycles (Bachelor/Master) de 3 et 2 ans, ce qui a été le changement le plus visible pour les étudiants. Dans certains pays, comme l'Allemagne ou la Belgique, il a fallu modifier l'organisation de la licence : de quatre ou cinq ans, elle est passée à un bachelor de 3 ans pour s'harmoniser avec les autres pays. Les études supérieures sont désormais organisées de cette façon dans plus de 30 pays.
Le "processus de Bologne" a aussi accouché du Supplément au diplôme, un document qui décrit la qualification obtenue afin de favoriser la reconnaissance des diplômes partout en Europe. De nombreux étudiants reçoivent désormais ce "passeport universitaire" en même temps que leur diplôme.
Comparer la qualité
En mai 2005, les ministres de l'Enseignement de la quarantaine de pays participant au processus se sont réunis à Bergen, en Norvège, pour faire le point à mi-chemin et de décider de la suite. Ils ont notamment adopté des standards européens communs pour évaluer la qualité des programmes universitaires : Les évaluations seront confiées à des agences au niveau national qui seront priées de collaborer entre elles pour améliorer la reconnaissance mutuelle de leurs décisions.
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